Où sont les smartphones promis d'Ubuntu

Par , le dans Meizu
Où sont les smartphones promis d'Ubuntu
Plus tôt en janvier, Canonical et Meizu, officiellement partenaires, promettaient la présentation de smartphones communs avant la fin du mois. Des rumeurs annonçaient une version dédiée du Blue Charm. Mais hier, rien. Mais où est le premier mobile sous Ubuntu ?

Ubuntu Touch, la version smartphone du système d’exploitation de Canonical, devrait arriver avant la fin de la semaine. Selon les propos tenus au début du mois de janvier par l’éditeur et son premier partenaire officiel, Meizu, le premier fruit de leur travail commun aurait dû être annoncé avant la fin du mois. Et nous sommes le 29 janvier. Cela ne laisse plus beaucoup de temps aux deux entreprises pour officialiser un produit.

Où est le premier Meizu sous Ubuntu ?

Deux rumeurs nous laissent penser qu’Ubuntu Touch serait proche d’un lancement. La première date de la semaine dernière et nous provient du site MeizuNews. Alors que circulaient les premières photos du M1 Mini, appelé aussi Blue Charm (sa dénomination officielle), le blog annonçait que le smartphone serait équipé d’un écran 5 pouces, qu’il couterait 800 yuans et qu’il pourrait offrir trois choix d’OS : Flyme sur Android, Flyme sur YunOS (une branche alternative d’Android) et Ubuntu Touch. Dans cette rumeur, nous savons aujourd’hui qu’il n’y avait pas que du vrai, puisque le smartphone est moins cher. Mais la taille de l’écran est exacte, ainsi que la présence de YunOS. Le constructeur pourrait donc reprendre la parole rapidement en annonçant un Blue Charm sous le système de Canonical.



Initialement, leur partenariat ne devait pas déboucher sur le lancement d’un smartphone entrée de gamme. Les deux entreprises souhaitaient un modèle plutôt milieu de gamme avec de bonnes caractéristiques techniques, comme le MX4. Longtemps, les fuites pointaient du doigt le flagship de Meizu du début 2014, mais également son grand frère, le MX4 Pro. L’arrivée d’Ubuntu Touch dans le Blue Charm serait une petite déception et sous-entendrait que l’écosystème de Canonical n’est pas assez fourni pour attaquer le segment premium chinois.

Un nouveau partenaire haut de gamme pour Canonical ?

La seconde rumeur, apparue en début de semaine, est liée à l’OS en devenir, mais pas à Meizu. Selon le site d’origine chinoise GSM Insider, le constructeur LeTV, qui produit divers produits d’électronique grand public, pourrait déployer prochainement trois smartphones sous Ubuntu Touch. Ils se nommeraient S1, MX1 et X1 et seraient développés par Asus.

Les trois seraient dotés de plates-formes octo-core assez haut de gamme, le premier d’un MediaTek MT6595 et les deux autres d’un Snapdragon 810 de Qualcomm. La taille des écrans atteindrait 5,5 pouces, sauf pour le MX1 dont la dalle monterait à 6,3 pouces. Leur définition devrait être au moins HD, voire Full HD. Exception faite du X1 qui bénéficierait d’une dalle QHD fournie par Sharp. Les capteurs photo seraient fournis par Sony. Les webcams seraient dotées de capteur 4 mégapixels.



Le S1 disposerait d’un châssis en plastique avec un contour métallique, tandis que les deux autres modèles (qui ressembleraient beaucoup à des HTC One de première génération) proposeraient un châssis entièrement métallique. Le prix de ses smartphones s’échelonnerait de 1000 yuans pour le S1 à 3000 yuans pour le MX1, en passant par 2000 yuans pour le X1. Pas de date de sortie, mais la commercialisation devrait être circonscrite à la Chine.

Ubuntu atteint du syndrome Tizen ?

Que ce soit avec le MX4, le MX4 Pro ou les trois smartphones de LeTV, la promesse d’un smartphone Ubuntu Touch haut de gamme fait plaisir, mais rien n’est vraiment gagné tant que les terminaux ne sont pas officiellement en vente. Et cela nous rappelle bien sûr la saga Tizen. Samsung a eu toutes les difficultés du monde à lancer son nouvel OS, aussi bien sur les marchés matures (Japon) que sur les pays émergents (Russie). C’est en Inde que Tizen a fait son entrée dans le monde de la téléphonie. Et c’est également sur un marché gigantesque, mais ultra-concurrentiel qu’Ubuntu pourrait devenir une réalité. Reste à savoir sous quelle forme, à quel prix et à quelle date.